Se souvenir et honorer la mémoire des trans’ assassiné-e-s. Voilà l’objectif de ce « Transgender Day of Remembrance » (T-DOR), journée du souvenir trans’, organisée chaque 20 novembre dans plus de 120 villes dans le monde. Cette année, on dénombre pas moins de 162 cas de crimes de haine visant des trans’, selon le rapport du Trans Murder Monitoring Project (TMMP). Un chiffre relatif à ce qu’ils sont parvenus à reporter mais qui reste selon eux probablement bien en dessous de la réalité.

Organisée pour la première fois en 1999 aux États-Unis, suite au meurtre de Rita Hester, cette journée annuelle est devenue internationale. Elle est aujourd’hui l’occasion de rassemblements dans 17 pays, sur tous les continents. En France, des événements auront lieu à Lille, à Strasbourg, à Aix-en-Provence, à Lyon… (infos et liste des villes).

T-DOR 2004

T-DOR 2004

UN ESPACE DE DEUIL PUBLIC
La journée du souvenir trans’ est l’occasion d’une réflexion sur les conditions de vie des trans’ dans le monde entier, les discriminations, les violences, les emprisonnements et les homicides dont ils-elles sont victimes. L’occasion aussi d’offrir aux victimes et aux proches un espace de deuil public et de restituer leur honneur à ses vies perdues pour qu’elles ne soient pas oubliées.

On retrouve parmi les pays les plus touchés par les meurtres de trans’: le Brésil, avec 41 meurtres l’année dernière, le Venezuela, 22 meurtres, le Honduras, 16 meurtres et les États-Unis, 13 meurtres. Le rapport du TMMP constate que 75% des meurtres reportés l’année dernière concernent l’Amérique latine. En Europe, 16 meurtres ont été reportés dans six pays (Italie, Russie, Serbie, Espagne, Turquie et Royaume-Uni). Des meurtres révélateurs de l’omniprésence de la transphobie.