« Quand la nuit meurt en silence ». Derrière ce titre romantico-poétique se cache une pétition très sérieuse pour dénoncer les pressions subies par les lieux parisiens de sorties culturelles et sociales nocturnes en général et les lieux de diffusion musicale en particulier – bars, salles de concert, clubs, etc. (lire article précédent).

Lancée le 24 octobre dernier, cette pétition a déjà réuni à ce jour 11200 signataires, 8800 personnes sur la fan page et 15000 sur le groupe Facebook. Pour prolonger cette mobilisation, les organisateurs de la pétition (Plaqué or, promoteur d’artistes et organisateur de soirées, My Electro Kitchen, disquaire et organisateur de soirées électro, Technopol, association au service de la culture électro et organisateur de la techno parade) donnaient mardi soir, à La Bellevilloise, une conférence de presse. L’occasion de faire un état des lieux de la situation et de commencer à chercher des solutions.

Quand la nuit meurt en silence

« ON EST LÀ POUR FAIRE DU BIEN A PARIS »
De nombreux bars participent à cette pétition, dont le Banana, le Troisième lieu, etc. et tous font le même constat, la situation est devenue insupportable depuis deux ans. Les causes sont multiples: embourgeoisement de la capitale, loi anti-tabac qui déplace les clients vers les trottoirs et qui rend les bars responsables de ce qu’il se passe dans la rue… Tous parlent également d’un climat particulier qui associe maladroitement l’insécurité à l’intranquilité.

Pour Map75 (réseau des Musiques Actuelles à Paris), « il est important de soutenir ces établissements, il faut vraiment tenir compte de la dimension culturelle, artistique et sociale de ces lieux de nuit, plutôt que de les frapper systématiquement d’un jugement péjoratif (bruit, drogue, etc.). La nuit n’est pas forcement déshonorante ni particulièrement à contrôler et les lieux de nuits ne sont pas forcement des lieux de nuisance ». Lionel, gérant du Baron, ajoute: « On est là aussi pour faire du bien à Paris, pour faire de la culture ».