Le 27 octobre, le groupe d’action féministe La Barbe a investi la coupole de l’Institut de France à l’occasion de la séance solennelle de rentrée des cinq académies (Académie française, Académie des sciences, Académie des sciences morales et politiques, Académie des beaux-arts,  Académie des inscriptions et belles-lettres). « De mémoire d’Immortel, c’était la première fois qu’une séance était ainsi interrompue », se félicite le groupe.

Une nouvelle occasion pour La Barbe de dénoncer « l’invisibilité des femmes dans les enceintes du pouvoir, tout en semant la confusion… des genres ».

Sur son site, le groupe féministe racontent: « Alors qu’Eric Orsenna, délégué de l’Académie Française, s’installait au pupitre pour son discours sur l' »Éloge de l’Ombre », huit femmes du groupe La Barbe ont quitté leurs sièges en portant barbes postiches et panneaux sur lesquels on pouvait lire: « La Barbe », « Félicitations », « Merveilleux », « Exemplaire ». »

Dans le tract distribué à l’assistance, La Barbe ironise: Juliette », un tel prénom sied-il à un académicien et peut-on sans sourire imaginer la personne qui l’arbore siéger au parlement des savants? Veuillez laisser les immortel-le-s où la nature les place: dans les parterres de nos jardins ».

Le groupe féministe s’indigne qu’il n’y ait que 31 femmes sur 425 académiciens, 23 femmes sur 223 nouveaux élus aux 5 académies depuis 2000, et 42 femmes sur 577 correspondants et associés étrangers. « La barbe! ».

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