Nemat Safavi, Mehdi P. et Mohsen Gh. ont été arrêtés sur des accusations d’actes homosexuels, jugés et condamnés à mort par trois différentes cours de justice en Iran (lire Revue de web du 5 novembre 2009).

De nombreuses associations, dont IRQR (Iranian Railroad for Queer Refugees), une association de défense des réfugiés homosexuels iraniens, demandent à la communauté internationale et à tous les individus de réagir pour suspendre immédiatement ces « exécutions barbares et illégales ». Plusieurs pétitions sont disponible sur la plupart des associations de défense des droits de l’homme, dont Human Right Watch ou encore la petition.be.

Tous trois étaient mineurs au moment de leur arrestation et sont depuis détenus en prison. Dans le cas de Nemat Safavi, il a été emprisonné plusieurs années avant son jugement pour qu’il atteigne l’âge légal, selon la loi islamique, pour pouvoir être condamné à la peine capitale, coupable d’avoir pratiqué à 16 ans « des actes sexuels qui ne sont pas admis ».

Mehdi et Mohsen ont tous les deux plaidé non coupables et ont toujours nié les accusations, souligne IRQR. Il n’existe pour ces deux cas aucun témoin ni la moindre preuve.

Selon la loi islamique, pour qu’une cour puisse légalement conclure à la culpabilité de quelqu’un, il faut que l’accusé ait reconnu sa culpabilité par quatre fois ou qu’il y ait au moins quatre témoins à charge (adultes et de sexe masculin). La loi permet néanmoins au juge de prononcer son verdict sur sa seule conviction, même s’il n’existe pas la moindre preuve physique ni le moindre témoignage. C’est en vertu de cette règle que Mehdi et Mohsen ont été condamnés.

L’Iran a, par ailleurs, signé deux traités internationaux sur la protection de l’enfance et s’est engagé à ne plus exécuter de mineurs ou de jeunes adultes mineurs au moment des faits reprochés, traités qui ne semblent pas être appliqués.

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