L’Ardhis, l’Inter-LGBT, SOS homophobie et Act Up-Paris s’inquiètent des menaces d’expulsion imminente qui pèsent sur deux homos, un Camerounais, Merlin, et un Chinois, Tsaï (prénoms d’emprunt).

Le premier « a été arrêté à Hendaye, tout juste une heure après avoir passé la frontière, et ce après un périple de plusieurs mois à travers l’Afrique et l’Espagne », raconte le communiqué. « Il envisageait de construire une nouvelle vie ici en France, un pays où il serait protégé! Mais son dessein s’effondre. Son destin, s’il retourne dans son pays, est particulièrement sombre: au Cameroun, les actes homosexuels sont punissables d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 20000 à 200000 francs CFA. Des arrestations et condamnations sont régulièrement prononcées au nom de cet article. Par ailleurs, la stigmatisation sociale et le chantage sont courants. »

Le second est « diplômé de lettres françaises et de gestion des entreprises à l’université de Nantes. Il est aujourd’hui professeur de chinois et vit en couple depuis huit ans à Pantin (93) avec un Français (…). Dans la suite de ses études de gestion, Tsaï travaillait en CDI pour une entreprise d’import-export de la région parisienne, mais son employeur a été « contraint » de le licencier parce qu’il ne s’était pas vu attribuer un titre de séjour « Salarié » après l’expiration de son titre de séjour « Étudiant », alors même que l’employeur le soutenait dans ses démarches. Il est ainsi entré dans l’irrégularité et est depuis obligé de travailler « au noir » pour gagner sa vie. Entre 2000 et ce jour, Monsieur Tsaï a ainsi établi sa vie privée et familiale sur notre sol et il exerce une activités professionnelle stable. Son retour forcé serait préjudiciable, tant pour lui que pour ses proches. Il a passé 10 ans de sa vie en France et sa vie est bien ici! ».