La contre offensive des homophobes se fait chaque jour plus forte. Moins d’un an après la déclaration à l’Onu sur la dépénalisation de l’homosexualité, lue par Rama Yade au nom de l’Europe et des autres pays signataires (lire notre article), les homophobes fourbissent leurs armes.

UN TEXTE INFÂME
Le 13 octobre dernier (lire la Revue de web), une proposition de loi a été déposée au Parlement de Kampala, la capitale ougandaise. Si elle était votée, les homosexuels seraient passibles de la peine de mort, de prison à vie, la délation et la dénonciation seraient favorisées et les actions de « promotion » de l’homosexualité punies. La loi ougandaise est déjà très dure, mais elle se renforcerait avec le passage de ce texte infâme. Ce projet fait froid dans le dos (vous pouvez le lire ici, en anglais).

Les rares associations de défense des minorités sexuelles, comme SMUG, ont bien du mal à riposter sans risquer des représailles. Comme me le confie un proche sur place, « j’aimerais que ce soit une blague. Mais voilà ce que mon beau pays, la « Perle de l’Afrique », prépare pour les homosexuels ». Dans le monde, de nombreuses associations ainsi que les États-Unis et d’autres pays ont protesté.

« CONTRAIRE AUX ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX »
Jeudi 30 octobre, le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué par lequel « la France exprime sa vive préoccupation devant le projet de loi actuellement discuté par le Parlement ougandais, qui vise à renforcer la législation en vigueur incriminant l’homosexualité et qui prévoit dans certains cas la peine de mort. » Les autorités françaises appellent « les autorités ougandaises compétentes à revenir sur les dispositions pénalisant l’homosexualité, ainsi que sur l’application de la peine de mort, qui est contraire à leurs engagements internationaux. » Le communiqué du Quai d’Orsay indique aussi que « la France soutient pleinement les actions de la Présidence suédoise engagées en ce sens ».

L’International Gay Lesbian Human Rights Campaign organise aussi la riposte au niveau international. Vous pouvez envoyer des messages de protestation au Président ougandais, ainsi qu’à plusieurs représentants de ce pays dans les instances internationales, sur le site de L’IGLHRC.

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