En route pour les « twenty ten » Games. Les Jeux olympiques d’hiver ont lieu en février 2010 à Vancouver et les athlètes affûtent carres et lames pour une saison pas complètement comme les autres… comme tous les quatre ans. Tour de piste de cinq disciplines à suivre dans les prochaines semaines.

SKI ALPIN
L’hiver pointe à peine de bout de son nez. Il suffit de monter un peu haut pour lancer la saison de Coupe du monde de ski alpin, sur le glacier de Solden, dans le Tyrol autrichien. Slalom géant ce samedi et géant hommes demain. Le géant, c’est, avec le slalom, la partie technique du ski alpin: piquets rapprochés, encore plus pour le slalom, deux manches. Le super-G et la descente, c’est la vitesse, grandes courbes ou tous droits, sauts, schuss à parfois 120-130 km/h. Le combiné, lui, est pour les polyvalents. Une descente et une manche de slalom.

Parmi les cadors du cirque blanc à admirer cette saison? Lindsey Kildow-Vonn. La double championne du monde de descente et de super-G, se dit prête à encore mieux chalouper entre les piquets pour décrocher une première victoire de coupe du monde de géant. Elle fait figure de novice en la matière face à l’Italienne Denise Karbon, par exemple. Mais avec Lindsey Kildow-Vonn, c’est le sport à l’américaine, le style « where there is a will, there is a way » (quand on veut on peut).

Quant à Bode Miller, il n’est pas là qui a préféré commencer sa saison outre-Atlantique en novembre. Car après une escale en Finlande, la saison part aux États-Unis et au Canada avant un retour en Europe en décembre. Criterium de la première neige à Val d’Isère du 18 au 20 décembre, par exemple.

PATINAGE DE VITESSE
Croyez-le ou non, ce sport procure des émotions vertigineuses. D’abord la mise en scène: gainés dans une combinaison intégrale, les athlètes glissent sur un anneau d’une glace impeccable, luisante, changent de côté, caressent le froid dans les tournants. Au début, le silence, pour entendre le starter, les premiers clic-clac des lames sur la glace, puis la furie d’un public chaviré, extrêmement fair-play, juste heureux d’en être. Et le bruit qui croît fortissimo à mesure que le dénouement approche d’une course de 500 mètres à 10000 mètres. Et à la fin, une main qui enlève la capuche et ébouriffe les cheveux, dézippe le haut de la combinaison. À ce sport, les Néerlandais et leur vague orange de supporters, les Canadiens ou les Japonais font partie des meilleurs.

SHORT-TRACK
Patinage de vitesse, encore, mais sur une piste courte, comme son nom l’indique. Cela ressemble un peu à un rollerball, mais très codé et surveillé par des arbitres. Ici, combinaisons futuristes, casques. Virages serrés, chutes courantes rythment des courses individuelles de 500 mètres à 1500 mètres ou des relais. Ceux-ci sont très spectaculaires car il y a alors une pagaille d’athlètes organisée sur la glace. Le short-track a ses vedettes comme l’Américain Apolo Anton Ohno (photo), champion olympique du 1500 mètres et médaillé d’argent du 1000 mètres aux Jeux olympiques d’hiver de 2002 et vainqueur du 500 mètres aux JO de Turin en 2006.

DANSE SUR GLACE
Les photos d’elle en train de patiner enceinte de six mois étaient très mignonnes. Isabelle Delobel, qui a accouché d’un garçon il y a trois semaines, reprend lundi l’entraînement avec Olivier Schoenfelder. Les Français, champions du monde de danse sur glace en 2008, ont bien l’intention de briller une dernière fois à Vancouver. Incroyable, sans doute, mais Isabelle qui avait été opérée de l’épaule en janvier 2009, a continué de s’entraîner jusqu’à sept mois de grossesse. Après les Jeux, la paire, qui patine en duo depuis 20 ans, s’arrêtera.

PATINAGE ARTISTIQUE
Oui, oui, je sais, ces plus que drôles de costumes, ces musiques qui relèguent tout morceau au rang de muzak, thèmes et chorégraphies improbables. Voyez-le comme ça: performance athlétique inouïe. Des hommes, des femmes glissent, pirouettent: trois, quatre tours dans les airs à la seule force du corps, et tout le talent qu’il faut pour que cela ait l’air facile, parfaitement beau. Dans ce registre, un champion de grande classe refait son apparition sur le miroir glacé: Yevgueny Plushenko, champion olympique à Turin en 2006, avait raccroché, laissant dans son sillage un palmarès hors-pair, médaille d’argent aux JO de 2002 et trois titres de champions du monde (2003, 2005, 2006). L’attrait des Jeux a été plus fort, il revient cette saison pour défendre son titre. C’est une bonne nouvelle pour le patinage: Yevgueny Plushenko représente à lui seul presque toutes les formes de patinage, en force et en grâce. Hier soir, il était en tête du Grand Prix de Moscou où il signe son retour. Les grands athlètes ne meurent jamais.

Photo ohnozone.net

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