Santé
Sondages, VIH | 22.10.2009 - 17 h 12 | 31 COMMENTAIRES
Sondage: Pour ou contre un test de dépistage du VIH tous les ans pour les gays?
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Un test tous les ans pour les gays, c'est une bonne chose ou pas? Répondez à notre sondage sur le dépistage du VIH.

La Haute autorité de santé (HAS) vient de publier un ensemble de recommandations sur la politique de dépistage du VIH, pour rendre l’accès au test plus facile et plus massif. Concernant les gays, le rapport préconise que les gays se voient proposer tous les ans un test de dépistage. Répondez à notre sondage.

Pour lire l’intégralité du communiqué de presse de la HAS sur le dépistage du VIH, cliquez ici.

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LES réactions (31)
  • Par vinsh 22 oct 2009 - 17 H 37

    A mon sens, c’est stigmatisant. Une meilleure sensibilisation de tous les publics, oui. Un isolement du “cas homosexuel” face au dépistage, bof bof.

    Et il faudrait faire quoi pour se voir proposer un dépistage chaque année par son centre de dépistage le plus proche ? Présenter sa carte de membre (bon, ok, je suppose qu’il faudrait simplement se déclarer homo au moment du premier dépistage pour être contacté un an après, mais bon) ?…

    Ce n’est pas que je ne trouve pas sage de se faire dépister une fois par an (même sans avoir déconné dans l’année, on ne sait jamais), mais le fait de l’institutionnaliser pour la seule population homo me dérange un peu…

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  • Par Phil86 22 oct 2009 - 18 H 44

    les gays, oui, mais pas que les gays ! car il ne faut pas que les non-gays s’estiment, à tort forcément, à l’abri, ce qui serait une idée dangereuse pour eux…

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  • Par playpause 22 oct 2009 - 18 H 54

    On en revient au discours “le sida, c’est une maladie de pédés”, maintenant ? On fait des progrès, c’est bien…

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  • Par Pas d'accord 22 oct 2009 - 19 H 21

    “proposition ciblée et régulière du test de dépistage de l’infection par le VIH pour certaines personnes (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes – HSH, personnes hétérosexuelles ayant eu plus d’un partenaire sexuel au cours des derniers 12 mois, usagers de drogues injectables – UDI, personnes originaires d’une zone de haute prévalence, personnes en situation de prostitution, personnes dont les partenaires sexuels sont porteurs du VIH)”

    Et dire “toute personne ayant eu plus d’un partenaire sexuel au cours des derniers 12 mois”, ça ne serait pas plus simple? En quoi des gays en couple et fidèles seraient-ils particulièrement exposés?

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  • Par MattiD 22 oct 2009 - 19 H 58

    Et qui pour lister “les gays”? A partir de combien de rapports homosexuels par an, est on gay?

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  • Par Matoo 22 oct 2009 - 20 H 05

    Je me posais la même question de MattiD. C’est à dire comment classifie-t-on les gays, par quels critères et quel fichage ?

    La présence de CDAG et de publicités pour la prévention sont nécessaires et suffisantes !!!

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  • Par Christophe Martet 22 oct 2009 - 20 H 10
    Avatar de Christophe Martet

    C’est vrai que la HAS ne dit pas comment on communique auprès des gays pour qu’ils aillent faire un test de dépistage.

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  • Par oukisont 22 oct 2009 - 20 H 21

    pas que les gays,tout le monde,pas de discrimination,s’iou plait!

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  • Par PhilHotFrench 22 oct 2009 - 22 H 30

    les gays avec partenaire fixe et sans risque, qu’ils aient 24 ou 57 ans, ils ne sont pas concernés.

    ce sui est sûr c’est qu’il faut dédramatiser, banaliser le dépistage lui même.
    ne pas oublier que beaucoup de gens ont peur.. des aiguilles!
    en ce sens, les tests rapides (avec du personnel formé) sont à développer.

    mais il n’y a pas de recette miracle.

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  • Par Lucien Julien 22 oct 2009 - 23 H 08

    “La Haute autorité de santé (HAS) … Concernant les gays, le rapport préconise que les gays se voient proposer tous les ans un test de dépistage.”

    Opposé, résolument opposé tel que présenté et proposé !

    Derrière cette pseudo bonne volonté et cette parodie de “stratégie de santé publique” se cache à nouveau le fichage des homosexuels ou supposés tels !!!
    Il a fallu des dizaines d’années pour abolir et détruire (du moins en théorie) les fichier des brigades de police des bonnes mœurs sur les pédés : sous aucun prétexte il ne faut retourner à un fichage pour orientation sexuelle, fusse la lutte contre le VIH et le Sida!

    Au lieu de cela, une réelle politique de santé publique, traduite dans les faits par des campagnes de sensibilisation ciblée et adapté à chaque public visé serait certainement plus efficace (gays, lesbiennes, hétéros, sourds-muets, handicapés, étudiants, jeunes des cités, etc.).
    Cela fait du monde et autant d’approches différentes, mais cela suppose aussi des moyens humains, techniques et financiers…

    Il y a de nombreuses années déjà que VIH & Sida ont été ramenés au rang d’ALD – Affection de Longue Durée – “ordinaire” (pardon pour l’euphémisme!), donc globalisés et absorbés dans un dispositif général de santé publique au niveau des hautes sphères sanitaires de l’État. Moyennant quoi, les stratégies de prévention et de sensibilisation ont subi de plein fouet la réduction (quand ce n’est pas la suppression pure et simple) de réflexion spécifique et budgétaire.
    Les années 80 sont loin derrière, n’est-ce pas Christophe ?

    D’ailleurs, l’emploi du mot “publicité” (Matoo) en dit long sur la perception actuelle erronée de l’infection par le VIH : NON, la publicité ne mène à rien, le VIH et le Sida ne sont pas des produits commerciaux porteurs ! Gardons-nous de toute confusion ;-)

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  • Par Phil86 22 oct 2009 - 23 H 11

    je suis d’accord avec la teneur des commentaires : il ne faut pas revenir à “sida = maladie des homos” or c’est le risque avec un dépistage ciblant les gays de façon privilégiée… tout le monde doit se sentir concerné, hétéros aussi bien qu’homos, et les tests sont à faire par tous…

    je verrais plutôt une campagne visant tout un chacun, rappelant que le sida touche toutes les orientations sexuelles, tous les âges, tous les sexes, toutes les catégories sociales…

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  • Par sylvio 22 oct 2009 - 23 H 24

    @MattiD

    A partir de combien de rapports homosexuels par an, est on gay?

    Réponse : Zéro !

    L’orientation sexuelle n’est pas liée à la consommation de la chaire !

    Exemple : un adolescent homo puceau…c’est un homo…

    etc…

    C’est bien pour ça, qu’un dépistage uniquement dépendant de l’orientation sexuelle est complétement stupide.

    Un dépistage est nécessaire uniquement avec un ou des nouveaux partenaires, ou si l’on est pas sur de son conjoint.

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  • Par sylvio 22 oct 2009 - 23 H 31

    @ Phil86 :

    Entièrement d’accord avec toi !

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  • Par Lucien Julien 22 oct 2009 - 23 H 32

    Oups ! Me suis planté dans mon pseudo, à la place de Lucien-Julien (mon prénom) il fallait comprendre Ju2Nice.

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  • Par sylvio 22 oct 2009 - 23 H 36

    Désolé pour la méga faute : “chair humaine”….j’ai honte ! lol

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  • Par MaxLeMans 23 oct 2009 - 7 H 09

    @Matoo : Je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis que la “présence de CDAG et de publicités pour la prévention sont nécessaires et suffisantes”. Pour preuve, le nombre de séropositifs mâles homosexuels est en hausse. Les campagnes de prévention ne sont pas aussi efficaces qu’elles devraient l’être. La présence des CDAG n’est pas non plus suffisant à mon sens. Il y a encore aujourd’hui trop de personnes qui sont séropositives et qui s’ignorent faute de pousser les portes des CDAG. Quand bien même on se protège et qu’on est sûr de se protéger, il reste des failles. Combien d’entre-nous, par exemple, pratiquons toujours la fellation avec capote ? Une plaie en bouche, un peu de liquide préséminale et c’est la porte ouverte à une contamination irréversible qui pourrait être évitée si le porteur avait connaissance de sa séropositivité… et se montrer responsable.
    En revanche, si dépistage généralisé il doit y avoir, ce serait une erreur de se focaliser sur les seuls homos. D’une part parce que c’est un mode déclaratif qui a ses limites. Combien d’hommes mariés avec femmes et enfants qui se revendiques hétéros et ne s’envoient pas moins en l’air avec leurs alter-égos ? Sans compter que la population hétérosexuelle est la plus touchée par le SIDA, les homos faisant parti des “minorités visibles” (sic) dans notre société. Pas besoin de stigmatiser davantage sur une question de santé publique qui concerne toute la population.

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  • Par Phil86 23 oct 2009 - 10 H 28

    le problème max, c’est que le “tout capote permanent” ne fonctionne pas non plus, car personne ne le pratique, il n’est pas possible d’avoir des rapports sexuels dans un scaphandre permanent… soyons aussi réalistes ; pour ce qui est de la fellation, je crois personnellement que la bonne stratégie consiste plutôt, quand le port du préservatif pose problème aux partenaires (ce qui me semble entendable), à l’éviter en cas de plaies dans la bouche et d’éviter l’éjaculation buccale ; il n’est de toute façon pas possible d’imaginer des rapports sexuels avec risque zéro, même une capote peut craquer, et de toute façon tout rapport sexuel implique un risque d’une façon ou d’une autre : risque de vivre une expérience décevante (ben oui ça arrive !), risque de tomber amoureux, risque d’une IST etc… je ne pense pas qu’il soit possible de se protéger totalement de ces dernières, il faut composer avec ce risque-là aussi… ne pas oublier que la maladie est aussi un état naturel et banal (le tabou de la maladie reste très fort, hélas, peut être même plus fort aujourd’hui qu’autrefois) avec lequel on devra peut-être vivre un jour… je ne veux pas dire qu’il faut cesser de se protéger mais simplement pour rappeler que l’on vit toujours avec un risque ; nous vivons dans une société qui ne veut plus avoir à gérer le moindre risque mais c’est un leurre…

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  • Par melxmel 23 oct 2009 - 11 H 33

    tout le monde ou personne

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  • Par MattiD 23 oct 2009 - 12 H 16

    @Phil86: Je me permets d’exprimer 2 désaccords vis à vis de ton dernier post.
    -”L’état naturel et banal” d’une maladie contagieuse ou transmissible est de disparaître, soit par la guérison de l’individu infecté, soit par son décès. Le SIDA (le VHC aussi) est absolument spécifique, en ce sens que la période asymptomatique est TRES longue, que l’on en guérit pas, que l’on en meurt plus (relativement) et que l’on reste toute sa vie (relativement) “contagieux”. Tu comprends qu’outre l’aspect médical, cette maladie a un retentissement individuel, existentiel beaucoup plus large que toute autre maladie infectieuse.
    -Le problème d’un discours de prévention sanitaire est qu’il doit être intelligible et simple. Dire “Une capote correctement manipulée jusqu’à la fin du rapport Y COMPRIS LORS DU RETRAIT est le seul moyen de se protéger ” c’est clair. Il appartient après à chacun d’exercer sa liberté et de composer avec cette information selon les circonstances.
    Qu’est ce qu’une plaie buccale? Une aphte…? Combien de temps après une angine…? Une carie dentaire? On m’a posé un pivot, il y a 3 semaines, puis-je tirer une pipe sans capote..? Là, le message est brouillé et l’affiche de prévention fait la taille de l’encyclopédie Universalis!
    Le “tout capote” peut paraître un discours réactionnaire et totalitaire mais je crois sincèrement qu’en dehors de groupes de paroles spécialisés, c’est le seul possible.

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  • Par Christophe Martet 23 oct 2009 - 12 H 36
    Avatar de Christophe Martet

    Tout le monde doit se sentir concerné par le VIH, c’est certain. Mais la communauté gay paye le plus fort tribut à la maladie depuis le début et 10 à 15% des gays seraient séropositifs. Cela veut dire qu’un grand nombre d’entre nous sont séropositifs, parfois certains l’ignorent et arrivent très malades à l’hôpital sans avoir su ou voulu savoir avant qu’ils étaient séropositifs. Il faut que la question du test soit plus fréquemment abordé par les médecins mais aussi dans les lieux gays.
    Pour les médecins, la tâche est rude parce que beaucoup ne sont pas forcément très gay frienly. Il n’y a qu’à voir en parallèle l’attitude des gynécos vis-à-vis des femmes lesbiennes.
    Pour le reste, je suis tout à fait d’accord avec le dernier commentaire, absolument pertinent, de MattiD.

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  • Par Phil86 23 oct 2009 - 13 H 23

    ce que je voulais dire Matti c’est qu’il y a des moments où le port du préservatif peut vraiment poser problème et gêner la relation, et que cela on doit aussi l’entendre et ne pas faire l’autruche… que fait-on à partir de là ?

    maintenant, il ne s’agit évidemment pas que les messages de prévention intègrent toutes les complexités de la question (ce n’était pas le sens de mes propos), il est impératif qu’ils restent simples et compréhensibles par tous, mais au-delà des messages de prévention, les acteurs de la lutte contre le VIH doivent aussi entendre les difficultés des gens à utiliser le préservatif tout le temps et en toute circonstance, sinon ils risquent fort de se couper du vécu des gens, ce qui serait une erreur…

    (nous sommes ici sur un site non de prévention, mais de réflexion, ce qui doit permettre d’aborder la complexité de ces questions)

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  • Par MattiD 23 oct 2009 - 13 H 55

    @Phil86: Si c’était simple, la pandémie ne serait pas là où elle en est aujourd’hui. Je crois (mais tu as peut-être été face à des gens que je n’ai pas eu la malchance de rencontrer) que les acteurs de la prévention et de la lutte contre le VIH connaissent bien la difficulté de tenir un discours réaliste (voir pragmatique) ET cohérent ET efficace. (Après la lutte épique “Gentils vs barebackers” qui a été une défaite pour tout le monde, personne n’a envie de s’ériger en “police du sexe”.)
    De la même manière, il appartient à chaque individu d’arbitrer parfois entre son désir et son éthique.
    Désolé de m’être éloigné du sujet premier de l’article.

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  • Par Phil86 23 oct 2009 - 13 H 57

    le problème de cette merde qu’est le VIH, c’est qu’il bouleverse complètement les modes habituels de nos rapports amoureux et sexuels les plus intimes, qu’il vient polluer, ainsi que nos rapports sociaux… le dilemme dans lequel nous nous trouvons tous depuis le début de l’épidémie est le suivant : comment préserver le mieux possible nos rapports amoureux et sexuels, afin de les vivre dans la confiance et la sérénité les plus optimums possible, tout en se préservant efficacement d’une contamination ?

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  • Par Phil86 23 oct 2009 - 13 H 59

    merci Matti pour ta réponse… je pense au contraire que l’on ne s’éloigne pas du sujet de ce billet, en abordant sa complexité, bien au contraire : on est en plein dedans.

    Amicalement ;-)

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  • Par Phil86 23 oct 2009 - 14 H 14

    pour ce qui est de l’état de maladie dont je parlais, je me suis peut-être mal exprimé… je voulais simplement dire que l’on ne doit pas évacuer de son existence l’éventualité d’être gravement malade, alors que nous vivons dans une société qui cherche à évacuer l’idée de maladie et aussi l’idée de la mort à laquelle elle se rattache ; personnellement, je pense très souvent au cancer, je me pose la question de savoir comment je réagirais au cas où une telle annonce me serait faite, alors que l’on m’a déjà annoncé mon VIH il y a dix ans, et si j’aurais la force ou non de me battre contre (en sachant que la biologie peut rapidement être la plus forte) et je n’ai pas la réponse évidemment…

    la séropositivité n’est bien évidemment pas un état banal, c’est même tout le contraire, ce n’est pas un petit rhume qu’on soigne et guérit en deux jours… mais j’ai dû apprendre à vivre avec, contraint et forcé, je n’ai pas eu le choix, sauf à me tirer une balle dans la tête, alors que j’ai plein de raisons de vivre… malgré cette épée de Damoclès que j’ai au dessus de la tête (ma vie ne tient plus qu’aux médocs que j’avale quotidiennement) la vie est rudement belle et vaut d’être vécu, y compris en étant séropo…

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  • Par Vero 23 oct 2009 - 18 H 10

    Oui, je pense qu’il est utile de proposer aux gays de se dépister tous les ans, à conditions que ces dépistages se déroulent dans de bonnes conditions. En clair, si on a fait un test il y a 6 mois et on veut en refaire un, on n’a pas envie d’entendre: “mais comment, encore vous? vous n’avez rien appris?”.

    Car un test pratiqué régulièrement n’est pas “seulement” une façon de connaître son statut améliorant une éventuelle prise en charge, mais est bel et bien un outil de prévention. Savoir où l’on est permet aussi de se protéger (ou en tout cas d’engager une réflexion sur ses difficultés dans la prévention) et protéger les autres.

    Cibler les gays est une démarche discriminante? Plutôt pragmatique, je dirais.
    Qu’on le veuille ou non, quelle que soit la fréquence de rapports sexuels d’un homo, à chaque fois qu’il aura un rapport non protégé il sera plus exposé au risque qu’un hétéro de base. Car le taux de prévalence dans sa communauté est 70 plus élevé qu’en population générale.
    Tout ça n’a donc rien à voir avec le stigmate ou la discrimination, mais avec la réalité de l’épidémie aujourd’hui en France.

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  • Par jcm 23 oct 2009 - 18 H 46

    je vous ai tous lu et c’est clair : j’irais pas si j’étais sérointerrogatif

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  • Par Phil86 23 oct 2009 - 18 H 53

    sur le taux de prévalence : il y a un problème car il est basé sur les lieux de rencontre gays (genre saunas par exemple), que tous les HSH (hommes ayant des rapports avec d’autres hommes dans le jargon des acteurs de prévention), loin de là, ne fréquentent pas ; ainsi que sur des enquêtes dans la presse gay, que tous les HSH ne lisent pas… si on cherchait à connaitre le taux de prévalence dans l’ensemble de la population qui a eu au moins un rapport homosexuel (soit un panel infiniment plus large ; et un seul rapport peut suffire pour être contaminé), aurait-on le même résultat ???

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  • Par Vero 23 oct 2009 - 19 H 10

    Ok,Phil86, imaginons que ce taux soit surestimé (et j’en suis pas sûre). Il n’en reste pas moins qu’il est plus élevé chez les gays qu’en population générale.
    Tu peux peut-être ne pas te sentir concerné par tout ça en tant qu’individu, mais au niveau de la communauté, il vaut mieux ne pas se voiler la face.

    En plus (puis-je être provocatrice?) il me semble que la “culture” gay est quand même sous l’emprise d’une certaine injonction à la consommation sexuelle. Si on baise pas, on est tout de même un peu “out” (tiens une question pour un prochain sondage yagg…).

    Suis-je complètement à côté de la plaque?

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  • Par Phil86 23 oct 2009 - 19 H 58

    je ne sais pas s’il est surestimé ou même sousestimé, il est impossible de le dire… je pense que lorsque l’on parle du taux chez les gays, on ne parle pas de tous les homos ou bis, mais de ceux qui ont une vie sexuelle active sur les lieux de rencontre, et là je veux bien croire au taux de prévalence tel qu’il est indiqué (et en effet il faut certainement relancer la prévention dans ce segment, par des actions d’information directe sur les lieux concernés)… mais tous les homos/bis n’ont pas forcément une vie sexuelle active, vous savez, et beaucoup ne fréquentent pas ces lieux… quoi qu’il en soit, il faut bien voir aussi que la majeure partie des contaminations chaque année touche des hétéros, lesquels sont tout autant concerné que les homos par le VIH… je ne suis pas contre des messages de prévention ciblés à condition qu’il y ait aussi des messages généralistes concernant toutes les catégories de population…

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