Faut-il proposer plus largement et plus fréquemment le dépistage du VIH à toute la population française? La Haute autorité de santé (HAS) semble répondre favorablement à cette question, puisque, selon le quotidien Libération, elle préconise que tout le monde ait accès au test, sans prescription médicale.

La HAS recommande surtout de cibler des actions de dépistage annuel sur des groupes vulnérables: homosexuels, hétérosexuels à partenaires multiples, usagers de drogue. En Guyane, le département le plus touché, la HAS propose un dispositif renforcé avec un dépistage de toute la population, qui pourrait être répété tous les ans.
« Bien que l’activité de dépistage soit particulièrement importante en France, il persiste un retard au dépistage qui concerne plus particulièrement certains groupes de populations ou d’individus », écrit l’autorité, qui cite notamment les personnes de plus de 40 ans, celles d’origine étrangère ou encore celles qui sont contaminées par voie hétérosexuelle.

ON DÉPISTE MAL OU TROP TARD
La HAS estime qu’un quart des quelque 160 000 séropositifs en France ignorent qu’ils sont infectés. La France est au deuxième rang mondial en termes de tests pratiqués (cinq millions en 2007), mais on dépiste mal ou trop tard. Entre 1997 et 2005, écrit la HAS, « 47% des sujets pour lesquels un diagnostic de sida a été porté présentaient un retard au dépistage ».

On attend dans la matinée la publication du rapport de la HAS… et les réactions du milieu associatif et scientifique, qui ne devraient pas manquer.

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