Les élections grecques de ce week-end ont donné une majorité absolue au Parti socialiste, le Pasok, qui devrait compter sur quelque 160 sièges dans un Parlement qui en dénombre 300. La Nea Demokratia (centre droit) connaît une défaite historique et n’obtiendra guère plus de 90 sièges.

Cette victoire de la gauche, qui devrait occasionnellement aussi compter sur l’apport de quelques voix de la gauche radicale (Syrisa) lors des votes parlementaires sur des questions de droits civiques ou d’éthique, peut laisser espérer une amélioration des conditions de vie des gays, des lesbiennes et des trans’ grecs. Ainsi le Pasok avait-il récemment proposé d’étendre les effets de la loi sur les contrats d’union civile, que le centre droit alors au pouvoir avait réservée aux seules personnes hétérosexuelles. On peut raisonnablement penser qu’il réintroduira rapidement cet aménagement du Pacs à la grecque en faveur des personnes LGBT. On peut bien sûr imaginer que les associations grecques de défense des droits LGBT exigeront davantage.

Le Pasok est dans tous les cas en position suffisamment forte pour décider d’une réforme en profondeur des droits civiques, comme l’a fait en son temps le gouvernement socialiste espagnol, et comme a promis de le faire le PS portugais, récemment réélu au pouvoir.

Luc Lebelge

En partenariat avec Gay Kosmopol