Le Dr Peter Kilmarx, des Centres de contrôle des maladies (CDC) américains, a déclaré mardi, lors d’une conférence consacrée à la prévention, que la circoncision « n’est pas considérée comme bénéfique » pour stopper la propagation du VIH parmi les homosexuels.

De précédentes études avaient suggéré que la circoncision n’avait aucun impact dans les rapports anaux. La dernière étude du CDC a analysé les taux d’infection chez 4900 hommes qui avaient eu des rapports anaux avec un partenaire séropositif et les résultats sont sans appel: le taux d’infection était de 3,5%, que les hommes soient ou non circoncis. Aux États-Unis, 80% des hommes sont circoncis et les homosexuels, qui représentent 4% de la population américaine, totalisent plus de la moitié des nouvelles infections chaque année.

PROMOTION DE LA CIRCONCISION
L’Onusida et d’autres importantes organisations de santé font la promotion de la circoncision dans le cadre d’une stratégie de réduction de la transmission du VIH, notamment en Afrique. Plusieurs essais, dont certains menés par l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS) en Afrique du Sud, ont montré que la circoncision d’hommes adultes permettait de réduire de 60% le risque qu’ils contractent le VIH lors de rapports avec une femme séropositive. Malheureusement, le contraire n’est pas vrai et la circoncision n’a aucun impact sur les contaminations chez les femmes, comme l’a montré une étude américaine, de la Johns Hopkins School de Baltimore, rendue publique en juillet dernier.

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