C’est le 18 août dernier que la sentence du procès du meurtrier de Lateisha Green a été rendue à Syracuse, État de New York. Lateisha, une trans’ afro-américaine, avait 22 ans quand Dwight R. DeLee l’a assassinée à coups de carabine, le 14 novembre 2008. Ce procès était devenu une cause célèbre car des activistes se sont joints à la famille pour mettre en évidence combien les personnes trans’ d’origine afro-américaine étaient victimes de violences, aux USA, sans que la justice s’émeuve plus que cela. C’est la première fois dans l’État de New York qu’un crime ayant frappé une personne trans’ reçoit la qualification de « crime de haine », la deuxième dans l’histoire des États-Unis.

« UN MESSAGE CLAIR »
Un jury de douze personnes a jugé Dwight R. DeLee coupable d’assassinat au premier degré, de crime de haine et de possession criminelle d’arme à feu, il a été condamné à une peine de 25 ans de prison pour l’assassinat, et de trois ans et demi à sept ans pour la possession criminelle d’une arme. Michael Silverman, avocat de Transgender Legal Defense and Education Fund (TLDEF), une association dédiée aux droits civiques des personnes trans’, qui s’est investi dans ce procès avec d’autres associations, a déclaré à l’issue de ce dernier: « La sentence envoie un message clair: désormais les actes de violence contre les personnes trans’ seront lourdement pénalisés ». La famille de la jeune trans’ assassinée a été très présente durant le procès. Sa mère a pu prendre la parole et s’adresser à l’assassin de sa fille. Elle a publié un communiqué dont voici un extrait: « Nous pouvons juste espérer que plus on parlera de Teish et de sa vie, plus cela permettra d’éviter qu’une autre balle prenne une autre vie ».


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