Roselyne Bachelot, invitée sur RMC le 19 août et interrogée au sujet de la grève de la faim d’Alexandre Marcel qui proteste contre l’exclusion des gays du don du sang (lire notre article), a estimé que cette exclusion ne constituait pas une « discrimination ».

La ministre de la Santé justifie cette exclusion, qu’elle préfère appeler « contre-indication », par « une prévalence du VIH très forte dans les populations homosexuelles ». Et d’ajouter: « Si cette prévalence baisse, cette contre-indication sera levée ». Évoquant l’action d’Alexandre Marcel, la ministre « remercie quelqu’un qui veut s’impliquer » (sic).

Ci-dessous, écoutez l’intégralité de l’intervention de Roselyne Bachelot sur RMC:
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[Mise à jour: 18h35]

Act Up-Paris réagit aux propos de Roselyne Bachelot. Dans un communiqué, l’association estime que « l’action ou l’inaction » du « ministère de la santé et [des] services associés, comme l’INPES, notamment depuis deux ans, sont les premiers responsables de la prévalence du VIH au sein des gays ». « La prévalence du VIH chez les gays est plus forte, ajoute l’association, mais leur connaissance du statut sérologique est aussi meilleure que chez les hétérosexuels. Le risque est lié aux pratiques, pas aux appartenances à des groupes statistiques surtout lorsqu’on parle d’un geste aussi responsable que le don du sang. »

Et de conclure: « Dans l’état actuel des connaissances, on ne peut éradiquer le virus du sida. Donc, le seul moyen de faire baisser rapidement le taux de prévalence du VIH chez les homosexuels seraient que les gays séropos meurent en masse. Est-ce vraiment ce que la ministre de la Santé veut ? ».

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