C’est surtout son mari, le député Vert Volker Beck – le père de la loi sur le partenariat enregistré allemand –, que l’on connaît en dehors des frontières allemandes, mais Jacques Teyssier était lui aussi un militant acharné de la lutte pour les droits LGBT. Ce dernier a succombé à un cancer samedi 25 juillet, à Berlin. Il avait 53 ans.

Né en France, dans les Alpes, Jacques Teyssier avait la double nationalité française et allemande. Il vivait avec Volker Beck depuis 17 ans. Il a longtemps milité au sein de la fédération LGBT allemande, Lesben- und Schwulenverband in Deutschland (LSVD), dont il a été le trésorier et qu’il a représentée au sein de l’Ilga. Ses activités militantes n’ont pris fin qu’en 2008, lorsque la maladie l’a empêché de poursuivre. La LSVD l’a alors fait président honoraire.

« Nous avons perdu un bon ami et un collègue que nous n’oublierons jamais », dit un communiqué de la LSVD, qui s’associe à la douleur de la famille de Jacques, et en particulier à celle de son conjoint, Volker Beck.

Jacques Teyssier partageait son temps entre Paris, Cologne – la circonscription que représente Volker Beck – et Berlin. En 2006 et 2007, il avait accompagné Volker Beck à Moscou pour soutenir les militants LGBT. C’est d’ailleurs Nikolai Alekseev, l’organisateur des gay prides de Moscou, qui a informé Yagg du décès de Jacques Teyssier. « Volker et Jacques nous ont toujours énormément soutenus dans notre travail, pas juste en paroles mais également par leurs actions », a-t-il déclaré à GayRussia.ru. « Je me sens très triste. »