Le 26 juin 1989, quelques dizaines de militants arborant un t-shirt noir avec un triangle rose et ce slogan: Silence= mort font un die-in pendant la Gay Pride. C’est l’acte fondateur d’Act Up-Paris, issue de la communauté homosexuelle et qui depuis vingt ans, a placé la lutte contre le sida sur le terrain politique et sur celui de la visibilité des malades.

Aujourd’hui, vingt ans plus tard, 26 militant-e-s, toujours actifs ou non dans l’association, ont joué le jeu du témoignage dans un dispositif très simple: une caméra, une télécommande, et trois minutes pour raconter une anecdote, un moment, une action, quelque chose ou quelqu’un qui les a marqué. Vous pouvez regarder la vidéo mosaique et les 26 témoignages en cliquant ici.

L’histoire d’Act Up-Paris, beaucoup l’ont raconté, à commencer par l’un de ses fondateurs, Didier Lestrade  dans son livre Act Up-Paris, Une histoire, en 2000. Des documentaires (Zap, On ne tue pas que le temps, 24 heures sur Canal +) ont montré un groupe qui a compris que la guerre contre le virus serait aussi une bataille de l’image. En 1989, dire son statut sérologique était encore quasi impossible. Avec Act Up, les malades témoignent à visage découvert, prennent leur destin en main, deviennent, face à des médecins démunis et des pouvoirs publics indifférents, les experts de leur maladie.

Je ne saurai faire ici la liste de ce qu’Act Up a obtenu depuis 20 ans. Si vous voulez le savoir, allez faire un tour sur leur site. Si j’emploie la première personne, c’est pour dire aussi que depuis 1990, d’abord à New York , puis à Paris, je suis membre d’Act Up-Paris. Comme quoi, on peut être activiste, journaliste, chef d’entreprise… et folle à la fois.

Vingt-six militants témoignent. Et vous qu’avez-vous à dire sur Act Up-Paris? Vos commentaires sont les bienvenus.

Vous pouvez regarder la vidéo mosaique et les 26 témoignages en cliquant ici.