À quelques jours de la Marche des Fiertés, l’Ardhis appelle à la mobilisation pour éviter l’expulsion d’un homosexuel tunisien.

Ramzy (le prénom a été changé) est né en Tunisie il y a 31 ans, et vit en France depuis l’été 1999. Jusqu’à récemment, les Tunisiens étaient exclus de la régularisation par le travail, explique l’Ardhis dans son communiqué: « L’avenant à l’accord bilatéral franco-tunisien publié au journal officiel le 26 mai dernier a enfin permis que son patron engage en sa faveur la démarche de régularisation pour ce monteur en structures métalliques très apprécié ». Ramzy est aussi homosexuel, ce qui lui a valu d’être rejeté par son frère, avec lequel il vivait. En 2005, il avait rencontré Brahim, avec lequel il s’était pacsé, mais Brahim a succombé à un cancer du colon en 2006. Ramzy a été interpellé en gare de Bordeaux, alors qu’il était parti passer quelques jours chez un ami.

Le statut de réfugié est très rarement accordé en rétention, souligne l’Ardhis, mais ce n’est pas une raison pour ne pas essayer: « Est-ce que la France peut se satisfaire de renvoyer dans un pays quitté il y a dix ans, un homme en sachant qu’il y sera réduit à vivre dans la clandestinité par peur d’être persécuté si l’on apprenait sa vérité, alors même que c’est ici qu’il a construit sa vie d’homme , sa vie professionnelle et sa vie affective, qu’ enfin il vivait ici sa différence avec quiétude et liberté? »

L’association conseille d’envoyer une lettre au préfet de Gironde, par mail ou par fax, lettre dont un modèle est disponible sur la communauté Yagg, de même que les coordonnées de la préfecture.