À partir de 22h30, sur Paris Première, soirée Blaxploitation, du nom de ce courant du cinéma américain des années 70 qui se proposait de revaloriser les représentations des Afro-Américains sur grand écran.

Mais la soirée pourrait aussi s’appeler Spécial Women-in-prison (WIP), car les deux films diffusés – Women In Cages (1971), de Gerardo de Leon, et The Big Doll House (1971), de Jack Hill (voir la bande-annonce ci-dessus) – font également partie d’un sous-genre, né à la fin des années 60, qui, comme son nom l’indique, ne montre que des femmes en cellule. Au menu, rapports SM, érotisme plus ou moins soft, et bagarres en tout genre. Question: ces films ne sont-ils pas faits avant tout pour contenter le mâle hétérosexuel et son fantasme de « femmes entre elles » plutôt que de mettre des images sur un véritable désir lesbien? On a notre petite idée sur le sujet…

En tout cas, on notera la présence de Pam Grier dans les deux films (et des deux côtés des barreaux: une fois matonne, l’autre fois prisonnière), redécouverte des années plus tard par Quentin Tarantino et dans The L Word, of course.