« Un clip sur le racisme, je suis prêt à le passer dès demain matin. Mais sur l’homophobie… Après, ce sera quoi, les femmes battues? ». Ces propos ne sont pas d’OrelSan mais de Louis Nicollin, président du MHFC, le club de football de Montpellier, à Aujourd’hui Sport. Le quotidien, qui publie aujourd’hui un article intitulé « Footballons gaiement! », s’émeut de ce que Vikash Dhorasoo et Christophe Salengro, le président du Groland, soient les seuls people à avoir participé, samedi dernier, au tournoi B.yourself organisé par le Paris Foot Gay (PFG).

La lutte contre l’homophobie dans le foot ne fait clairement pas recette dans le milieu concerné, malgré les efforts de l’association. Ainsi, quatre clubs ont suivi l’exemple du Paris Saint Germain en signant la charte du PFG contre l’homophobie et en diffusant le clip Olivier. Il s’agit des équipes d’Auxerre, Nice, Monaco et Saint-Étienne. Pourtant, lorsque leurs équipes ou leurs supporters sont victimes d’homophobie, les dirigeants des autres clubs sont les premiers à s’émouvoir et à faire de grandes promesses. À l’instar de Pape Diouf, le président de l’Olympique de Marseille (lire ici et ). « En février, lors d’un congrès contre le racisme, Pape Diouf a promis de faire quelque chose pour nous, a expliqué Pascal Brèthes à Aujourd’hui Sport. Mais depuis, il fait la sourde oreille, comme Louis Nicollin à Montpellier. »