The Women, qui sort aujourd’hui sur les écrans, est le remake, mis au goût du jour – une des femmes est lesbienne –, de l’œuvre éponyme du très gay George Cukor (Indiscrétions, Une étoile est née, My Fair Lady), qu’il tourna en 1939. À l’époque, le cast était incroyable: Norma Shearer (la femme trompée), Joan Crawford (la voleuse de maris), Rosalind Russel (la vipère), Mary Boland (« Ah l’amour! »), Paulette Godard (l’intrigante), Joan Fontaine (la gentille), and so on. La particularité de ce film est qu’on n’y voit que des femmes (135 actrices au total), même si les hommes y sont le sujet principal de conversation, entre séances au beauty parlor, défilés de mode et déjeuners-potins.

Adulé par des générations d’homos, le film influença notamment François Ozon quand il réalisa en 2002 sa formidable comédie 8 Femmes, avec Danielle Darrieux et Catherine Deneuve (lire aussi le Guide télé du jour).

La version 2009 de The Women (que nous n’avons pas encore vue) a été réalisée par Diane English, surtout connue pour la sitcom féministe Murphy Brown (diffusée à partir de 1988), avec Candice Bergen. Parmi les actrices qui se sont prêtées au jeu (de massacre) pour le remake, on retrouve Meg Ryan, Eva Mendes, Annette Benning, Candice Bergen (mais oui) et… Bette Middler. Les cinéphiles auront vite fait de juger de cette version à l’aune de l’original, dont je ne résiste pas à citer la dernière et célébrissime dernière phrase: « Pride is a luxury a woman in love can’t afford! ».

La bande annonce du film original de George Cukor:

La bande annonce du film de Diane English: