Deux films aux antipodes l’un de l’autre, mais dans les deux, une actrice dévouée corps et âme à son art. Sur TPS Star, à 20h40, 8 Femmes (2002), de François Ozon, à la fois Cluedo chanté et déclaration d’amour aux actrices françaises. Elles sont toutes là (Catherine Deneuve, Fanny Ardant, Danielle Darrieux, Emmanuelle Béart, etc.) ou presque (bel hommage furtif à Romy Schneider), dans un film beaucoup moins kitsch et léger qu’il n’y paraît. Ne pas rater aussi la scène culte du baiser entre Deneuve et Ardant. Quant à Isabelle Huppert, elle est démente en vieille fille râleuse mais au fond tellement sensible (voir 1er extrait ci-dessous).

Sur Paris Première, à 22h30, La Pianiste (2001), de Michael Haneke, d’après Elfriede Jelinek. Un rôle qui a valu à Isabelle Huppert une pluie de prix dont celui de la meilleure actrice au Festival de Cannes. Elle y est au sommet de son talent. Regardez comment la mise en scène au scalpel de Haneke scrute le moindre frémissement sur le visage de l’actrice (voir 2e extrait ci-dessous) qui interprète ici une prof de piano sado-masochiste qui dort avec sa mère (Annie Girardot, grandiose) et fréquente des sex-shops, dans la Vienne corsetée de la « Haute Culture », selon les propres termes de l’écrivaine autrichienne, Prix Nobel de littérature en 2004. Un film coup de poignard. Inoubliable.

8 Femmes:

La Pianiste: