Alors que sort officiellement en France son nouvel album, Never Say Goobye, Sarah Bettens a accepté de répondre à quelques questions de Yagg. En attendant une tournée acoustique à l’automne, qui passera par la France… L’occasion aussi pour nous de faire gagner un exemplaire de Never Say Gopdbye aux cinq premières personnes qui répondront à la question suivante: d’où vient le nom du groupe k’s Choice? Envoyez votre réponse avec vos coordonnées complètes (nom, prénom, adresse postale) à contact@yagg.com

Never Say Goodbye, votre nouvel album solo, vient de sortir. Que pouvez-vous nous en dire? C’est un peu différent de ce que j’ai fait jusqu’ici. C’est un coup de projecteur sur un aspect de ma personnalité qui a déjà été exploré mais qui est vraiment mis en avant ici. Presque toutes les chansons ont été enregistrées avec juste une guitare et un piano, c’est très mélodieux. La moitié de l’album a été enregistré en live lors de la tournée en Europe, et l’autre moitié en studio. Il y a des chansons anciennes et d’autres toutes neuves. Et deux reprises aussi: I Can’t Make You Love Me, de Bonnie Raitt, et Cry Me A River, de Julie London. J’ai vraiment pu laisser ma voix « parler », ce qui est un luxe immense pour quelqu’un qui est habituée à avoir un groupe de rock derrière elle.

La grande nouvelle cette année, c’est que vous travaillez avec votre frère, Gert, sur un nouvel album de k’s Choice. Comment votre carrière solo influence-t-elle votre travail avec k’s Choice? Nous sommes en pleine écriture et ça se passe formidablement bien. C’est différent bien sûr, c’est agréable d’avoir à nouveau quelqu’un sur qui tester des idées, et en qui j’ai confiance. Je pense que tous les deux, nous avons beaucoup appris en faisant de la musique l’un sans l’autre, et nous avons vraiment hâte de voir ce que chacun peut apporter maintenant que nous avons eu toutes ces expériences très diverses.

Vous jouez tous les ans au Michigan Womyn’s Music Festival depuis quelques années maintenant. La première année, j’y suis allée, je ne savais pas à quoi m’attendre, et je dois admettre que j’étais un peu méfiante vis-à-vis d’un festival qui n’autorisait pas les membres masculins de mon groupe à venir jouer. Une fois sur place, j’ai compris et j’ai absolument adoré. Ça ne ressemble à aucun autre festival où j’ai joué auparavant. L’atmosphère est super amicale, très accueillante et incroyablement libératrice. Je ne voudrais surtout pas le manquer.

Votre coming-out a-t-il changé quoi que ce soit à votre vie professionnelle? Aux chansons que vous écrivez? Je serais incapable de mettre le doigt sur un point en particulier, mais faire mon coming-out m’a tellement changée qu’il est évident que ça a une importance gigantesque sur tout ce que je fais, y compris lorsque j’écris des chansons. En ce qui concerne ma carrière, je pense que j’ai gagné plus de fans dans la communauté gay (sourire).

Un souvenir de concert en France?
Ok, l’un de mes souvenirs les plus forts, parmi tous, c’est notre premier grand concert en France, en première partie de Bryan Adams, à Bercy, à Paris. Nous étions encore un jeune groupe sans expérience, et nous étions absolument terrorisés. Nous avons une vidéo et la peur se lit sur nos visages. Mais nous avons adoré, et par chance, le public aussi. Ce spectacle a lancé notre carrière en France.

Propos recueillis par Judith Silberfeld Photo Frank Clauwers

I can do better than you – Never Say Goodbye – Sarah Bettens