Voilà deux ans que TF1 annonce l’arrivée de Brothers and Sisters sur son antenne. C’est enfin chose faite, dès aujourd’hui, à 17h25.

L’intrigue tourne autour de la famille Walker. Dès le premier épisode, le patriarche, William, meurt d’une crise cardiaque. Il laisse derrière lui une mère de famille dévouée et un brin envahissante, Nora, cinq enfants, une maîtresse, une entreprise et tout un tas de secrets familiaux – qui ne vont pas tarder à exploser les uns après les autres. Si vous n’êtes pas devant votre télé cet après-midi, voici trois raisons de faire tourner votre enregistreur:

  • Un scénario habile. Même si aucun marronnier de la série américaine n’est évité (Thanksgiving, Noël, les hugs à répétition et les « I’m scared » à foison), et que l’intrigue peut sembler un peu poussive, le scénario explore plutôt intelligemment toutes les thématiques qui secouent les États-Unis: l’opposition Démocrates/Républicains, l’Irak, l’homophobie, etc.
  • Un excellent casting. Emmenées par la formidable Sally Field, les actrices sont particulièrement à la fête, qu’il s’agisse de Rachel Griffiths (Six Feet Under), Calista Flockhart (Ally McBeal) ou Patricia Wettig (Alias, Prison Break).
  • L’un des trois frères, Kevin, interprété par Matthew Rhys, est gay. Lors de la première saison, Kevin fait la connaissance de Scotty, interprété par l’excellent (et out) Luke MacFarlane, puis de Chad (Jason Lewis, vu dans Sex and The City) et apprend au passage à mieux s’accepter. Un homo comme personnage central d’une série, ce n’est pas si courant pour qu’on puisse bouder son plaisir. Pas de lesbienne en vue, en revanche. Dommage.

Même pour celles et ceux qu’une série familiale ne passionnerait pas a priori, Brothers and Sisters devient vite hautement addictif. La série aurait donc sans doute mérité mieux qu’une diffusion à 17h25…