Comme nous l’écrivions en début de semaine (lire notre article), Christian Vanneste avait porté plainte pour diffamation contre le maire de Paris, qui l’avait qualifié de « délinquant » sans le nommer. La cour d’appel de Paris vient de confirmer la relaxe de Bertrand Delanoë.

Comme les juges de première instance, la cour d’appel a estimé que les propos de Bertrand Delanoë étaient diffamatoires mais « les limites de la critique admissible [étant] plus larges à l’égard d’un homme politique visé en cette qualité que d’un simple particulier », elle a accordé au maire de la capitale le bénéfice de la bonne foi.

L’affaire remonte à 2008. Les déclarations de Bertrand Delanoë, venu soutenir Michel-François Delannoy, le candidat socialiste à la mairie de Tourcoing, faisaient allusion aux poursuites engagées à l’encontre du député UMP du Nord pour propos homophobes. « Si l’arrêt rendu par la cour d’appel de Douai n’était pas définitif, il n’en demeure pas moins que les propos reprochés à Bertrand Delanoë ne reposent pas sur une pure invention, mais sur deux décisions de justice allant dans le même sens, » rappelle la cour, citée par l’AFP.

À la Mairie de Paris, on se dit « juste contents ».