Après l’agression par des jeunes se réclamant du Mouvement catholique de France, dans la nuit du 24 au 25 avril, contre L’Autoreverse, bar gay de Laval, et son patron, les associations réclament des sanctions pénales.

« Samedi vers une heure du matin, quatre individus collent des autocollants « Porno ras-le-bol » et « Non au mariage gay. Eutha Nazy » avec un cercueil dessiné sur ce dernier autocollant, sur les vitrines du bar gay l’Autoreverse », raconte un communiqué de SOS homophobie. « Un client prévient le patron qui sort et tente de retenir l’un des jeunes le temps que la police arrive. Les individus l’insultent « Tu vas crever du sida, PD », se jettent sur lui et le rouent de coups. »

« Les quatre agresseurs sont convoqués le 27 mai devant le délégué du procureur pour un simple rappel à la loi. Le Procureur n’est visiblement pas choqué par cette agression et n’est pas pressé pour poursuivre pénalement les auteurs de cette violence haineuse véhiculée et encouragée par certains discours religieux intolérants », estime l’association, qui « réclame des sanctions pénales exemplaires contre ces agresseurs ».

De son côté, l’Inter-LGBT rappelle les récentes agressions homophobes un peu partout en France, et exige « des actions fortes de la part des pouvoirs publics, particulièrement en matière éducative ». Saluant « la capacité du ministère de l’Éducation à se saisir de ses responsabilités et à mettre en place des actions exemplaires lorsque des agressions à caractère raciste ou antisémite sont commises à l’école comme à l’extérieur de l’école », le collectif « estime urgent que les pouvoirs publics condamnent avec la plus grande vigueur l’ensemble des violences homophobes chaque fois qu’il en est commis, et mettent en œuvre une politique publique visant à les éradiquer, particulièrement par l’information, l’éducation et la prévention ».