Forum Interassociatif sur transmission sexuelle du VIH 1/4
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Les révolutions ne se font pas toujours dans le bruit et la fureur. Le premier Forum interassociatif sur la transmission sexuelle du VIH, qui s’est déroulé à Paris les 27 et 28 mars dernier, est à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la lutte contre le sida.

Sur un sujet hautement sensible, où les points de vue s’affrontent de manière parfois vive, le Forum organisé par le TRT-5 a montré que les associations pouvaient se parler sereinement et réfléchir aux enjeux de la prévention sans s’engueuler. N’en déplaise à ceux qui pensent qu’elles restent arc-boutées sur un discours préventif univoque.

Ce Forum est original à plus d’un titre. Il a réuni des chercheurs de toutes les disciplines (recherche fondamentale, clinique, sociale) et plus de 80 militants associatifs. Son objectif: permettre aux militants de renforcer leurs connaissances des enjeux scientifiques liés à la prévention et interpeller aussi les chercheurs sur ce qu’il faudrait faire.
Dans la première vidéo (ci-dessus), Hugues Fischer, d’Act Up-Paris puis Emmanuel Cook de Aides, tous deux en charge de l’organisation du Forum, nous en explique les enjeux.

Lorsqu’on parle prévention, on pense d’abord aux comportements
humains et à comment les modifier pour réduire la
transmission sexuelle du VIH. Mais le virus lui-même et comment il se
comporte dans la cellule est aujourd’hui bien connu. Les mécanismes
d’interaction entre le corps humain et le VIH ouvrent la voie à des
recherches en prévention, notamment dans le domaine des microbicides.
C’est ce que nous explique Andrea Cimarelli, virologue à Lyon.


Forum Interassociatif sur transmission sexuelle du VIH 2/4
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Depuis la création des premières associations de lutte contre le sida, dans les années 80, un dialogue entre chercheurs et militants s’est noué, parfois dans la confrontation, de plus en plus fréquemment dans un échange d’experts à experts. Mais la recherche est une chose bien trop sérieuse pour être laissée dans les mains des seuls spécialistes, et les militants et les séropositifs sont aujourd’hui des partenaires critiques et attentifs. La preuve avec cette interview croisée d’Emmanuel Chateau d’Act Up-Paris et de Gabriel Girard, sociologue, sur leur analyse d’une vaste étude
sur les comportements préventifs d’une cohorte de gays séronégatifs, publiée par Fengyi Jin dans la revue Aids en janvier dernier.


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Enfin, la parole à une chercheuse suisse, Claire Graber, qui revient sur l’une des études les plus controversées de ces dernières années. En 2008, le Pr Bernard Hirschel affirmait ainsi qu’un couple hétérosexuel sérodifférent stable pouvait se passer de préservatif à condition qu’il n’y ait pas eu d’épisode d’infection sexuellement transmissible, et surtout que le partenaire séropositif ait une charge virale indétectable. Dans la foulée, la Commission fédérale suisse publiait un avis sur la relation entre niveau de charge virale dans le sang et risque de transmission du VIH. N’est-on pas allé trop vite? Claire Graber, de l’Université de Berne, a analysé un grand nombre d’études et nous résume ses conclusions.

Christophe Martet