Lorsqu'on est séropositif, mieux vaut commencer le traitement tôt. C'est ce qui ressort d'une étude publiée jeudi 9 avril dans la revue britannique The Lancet. L'équipe conduite par le professeur Jonathan Sterne, de l'Université de Bristol en Grande-Bretagne, a analysé des données issues de 15 études et concernant au total plus de 45 000 séropositifs en Europe et en Amérique du Nord.

Le résultat le plus important de cette analyse montre que les personnes atteintes par le VIH qui avaient démarré le traitement à un niveau de lymphocytes CD4 inférieur à 350 par mm3 présentaient un risque accru de développer la maladie ou de mourir prématurément, par rapport à celles qui débutaient le traitement alors que le niveau de lymphocytes CD4 était entre 351 et 450 cellules par mm3.

Traiter lorsque le nombre de CD4 atteint un plancher de 350 par mm3 fait déjà partie des recommandations françaises publiées dans le rapport Yéni 2008. Cette nouvelle étude vient appuyer ces recommandations et impliquent un suivi régulier des personnes atteintes dès leur infection connue, afin qu'elles puissent débuter un traitement aussi vite que possible dès que le nombre de CD4 s'approche des 350 par mm3. C'est un défi majeur dans les pays du Sud, dans lesquels l'accès au dépistage et aux soins n'est pas encore optimal.

Christophe Martet