Act Up-Paris n'avait peut-être pas prévu que son zap de protestation, devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, contre les propos antipréservatif de Benoît XVI, se déroulerait de cette façon. Une vingtaine de militants de l'association s'était couché sur le parvis, avant la sortie des fidèles, lorsqu'un groupe arborant des autocollants "Touche pas à mon pape" s'en est pris violemment à eux. La police a dû former un cordon de sécurité autour des Actupiens.

Quelques échauffourées plus tard, les manifestants propape s'apprêtaient à jeter des œufs sur le groupe d'Act Up quand des policiers en ont arrêté quelques-uns.

L'action a duré 45 minutes et c'est sous protection policière, alors que résonnaient des "Act Up assassin", que les militants de l'association de lutte contre le sida ont quitté les lieux. Interrogé, un participant à la contre-manifestation a affirmé qu'il était simplement venu pour dénoncer la distribution de préservatifs par le Parti communiste, le matin même, devant la cathédrale. Prétendant être là pour défendre la liberté d'expression, les propape ont choisi la méthode musclée et la violence physique pour tenter d'empêcher l'action non violente d'Act Up-Paris.

Christophe Martet