Dans le rapport annuel du Département d'État américain sur la situation des droits de l'Homme dans le monde, publié le 25 février, Cuba est sans surprise épinglé et un long chapitre y est consacré à la situation des homosexuels. Après avoir expliqué que la discrimination de la société envers les homosexuels persiste, le rapport précise que la police organise des rafles dans des lieux fréquentés par des homos. Les associations pour les droits des gays font également état du licenciement de personnes en raison de leur orientation sexuelle.

Le rapport revient également sur la situation des séropositifs, en rappelant que quatre prisons uniquement pour séropositifs existent à Cuba et que certains détenus y purgent une peine pour avoir "propagé une épidémie".

La situation est contrastée à Cuba, puisque la propre fille du président, Mariela Castro, est à la tête du Centre pour l'éducation sexuelle et milite pour les droits des homos. Des programmes de télévision font la promotion de la tolérance vis-à-vis des gays et des lesbiennes. Le 6 juin 2008, le gouvernement a annoncé que les opérations de réassignement sexuel seraient gratuites. Mais dans le même temps, les associations homosexuelles non gouvernementales, comme le Mouvement de libération homosexuelle, affirment que les autorités cubaines ne font rien pour stopper la violence policière et que Mariela Castro n'a jamais répondu à leur demande de rendez-vous. Pire, le 25 juin dernier, les forces de sécurité ont arrêté les organisateurs et intimidé les participants, les empêchant de tenir une gay pride à La Havane.

Lire l'intégralité du rapport du Département d'État sur les droits de l'Homme à Cuba.

Christophe Martet