Le dépistage rapide et communautaire se répand en France. Avant le lancement de Comtest, à Montpellier, par Aides (lire notre article), l'association Actis proposait déjà elle aussi une démarche de dépistage rapide. Michel Colls, le coordinateur prévention gay d'Actis, a bien voulu nous en dire plus.

Depuis combien de temps Actis existe-t-elle?
L'association existe depuis 1989, est présente sur la Loire et sur la Haute-Loire, ainsi qu'à Lyon pour ce qui concerne les actions de prévention gay. Elle s'investit dans ce domaine depuis 1990, sur les lieux de rencontre en particulier. Nous sommes aussi membres du Sneg.

Depuis quand avez-vous lancé cette action de dépistage rapide?
Notre permanence a démarré le 12 juin 2008. C'est un travail en partenariat et en complémentarité avec le centre de dépistage du CHU de St-Étienne. Nous faisons connaitre ce dispositif aux hommes dans nos actions sur les lieux de rencontres sexuelles. Nous allons trois fois par mois, de mars à décembre, sur le terrain. L'action du dépistage se fait dans le cadre évidemment d'un protocole de recherche.

Qu'en attendez-vous concrètement?
Nous voulons savoir si le test rapide est une proposition qui, à côté du test classique, permet d'augmenter le dépistage parmi la population qui nous intéresse. Nous pouvons aussi proposer, le cas échéant, un accès aux soins et une prise en charge incluant les aides associatives. Le dépistage du VIH s'accompagne aussi du dépistage de toutes les Infections sexuellement transmissibles.

Vous éditez une carte d'infos sur ce dispositif. Combien d'établissements vont la diffuser?
Elle est diffusée dans une quinzaine d'établissements adhérents du Sneg de St-Étienne et de Lyon.

Propos recueillis par Christophe Martet