Ce n’est sans doute pas une bonne façon de commencer: les joueuses françaises arrivent à l’Open GDF Suez sur une défaite en quart de finale de la Fed Cup. Un cinglant 5-0 contre l’Italie emmenée par Flavia Pennetta et Francesca Schiavone les 7 et 8 février, à Orléans. Sûr, pourtant, qu’Alizée Cornet ou Amélie Mauresmo auront à cœur de se refaire un moral et une santé au stade Pierre de Coubertin de Paris.

La première représente la relève du tennis française et la deuxième est ce que l’on sait: une immense championne, ancienne numéro un mondiale, championne des Internationaux d’Australie et de Wimbledon 2006, deux fois victorieuse à Coubertin (2001-2006) et trois fois finaliste (1999, 2003, 2005), l’un des plus beaux palmarès du tennis français.

Comme tous les ans, les Françaises feront partie des attractions du tournoi, mais elles ne seront pas les seules. Depuis ses débuts, le rendez-vous parisien est bien plus qu’un "national". C’est l’une des grandes qualités de ce tournoi. Il sait accueillir, et plaît même s’il n'est pas parmi les mieux dotés du circuit. Il a été gagné par Martina Navratilova contre Monica Seles en 1993. Ensuite il y a eu Steffi Graf, Martina Hingis, Mary Pierce, Dinara Safina, Venus Williams ou encore sa sœur Serena.

Le stade Pierre de Coubertin attend cette dernière, meilleure joueuse du monde du moment, qui vient de remporter les Internationaux d’Australie, la Serbe Jelena Jankovitch, qui a appartenu au club des premières joueuses mondiales, deux des tombeuses de la France en Fed Cup ce week-end – Francesca Schiavone et Sara Errani – mais aussi la Russe Elena Dementieva qui a – presque – gagné à elle toute seule la finale de la Fed Cup 2005… contre la France.

Et puis, le plaisir du stade Pierre de Coubertin. Une ambiance distillée par les fan clubs, dans une enceinte qui peut être intimiste dans sa passion, bruyante dans ses passions. Finale le 15 février. Et il reste des places…

Bénédicte Mathieu