La gestation pour autrui (GPA) – et plus généralement l'assistance médicale à la procréation (AMP) – est l'un des principaux sujets sur lesquels vont porter les États généraux de la bioéthique, dont Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a donné le coup d'envoi hier, mercredi 4 février.

Ces États généraux ont pour objet de préparer la révision de la loi de bioéthique de 2004, prévue entre la fin de l'année 2009 et le premier trimestre 2010, en sondant l'opinion sur ce qu'elle est prête ou non à accepter comme évolutions. L'un des trois "forums citoyens", prévu le 11 juin à Rennes, sera spécifiquement consacré à l'AMP. Le débat porte en particulier sur l'opportunité d'en ouvrir l'accès aux célibataires et aux couples de même sexe, sur l'anonymat des dons de gamètes et sur le recours aux "mères porteuses".

Dans un communiqué, l'Association des parents gays et lesbiens (APGL) souligne que l'opinion est majoritairement favorable à la gestation pour autrui, comme le montre un sondage réalisé par Ipsos pour le magazine Top Santé et France 5 et publié la semaine dernière (lire notre article), y compris pour les couples homosexuels (55% d'opinions favorables). L'APGL "constate que ce sondage confirme le décalage entre l’opinion publique et les institutions/les législateurs dont les recommandations et les rapports sont très restrictifs sur l’accès à la GPA en général et totalement fermés pour les couples de même sexe". L'association poursuit: "Cette évolution sensible de l’opinion montre que si les Français peuvent bouger, les politiques doivent en être également capables".

Judith Silberfeld