Hier soir, lors du concert de Capleton à l’Élysée-Montmartre, des militants d’Act Up-Paris et de Tjenbé Rèd ont tenté de nouer un dialogue avec le public du chanteur de dancehall jamaïcain, dont certains titres contiennent des appels aux meurtres de gays et de lesbiennes.

Un dialogue "laborieux" et difficile selon les associations, mais dont l’objectif est d’enclencher une autre forme d’action, après la campagne "Stop Murder Music" initiée en 2004 et qui avait conduit à l’annulation de plusieurs concerts de l’artiste. Comme ce fut encore le cas à Bâle le 6 novembre dernier.

À noter que dans le même esprit, une pétition "Sauvons le dancehall" (distribuée au concert parisien d’hier soir) a été lancée au sein de cette scène musicale par deux de ses membres, pour "appeler le mouvement reggae dancehall à trouver un terrain d’entente avec les associations de défense des droits humains".