Sous l’égide de l’ANRS, l’association Aides lance le 18 novembre prochain à Montpellier, COMTEST, le premier essai sur le terrain des tests rapides du VIH. Ceux-ci permettent de délivrer un résultat en une demi-heure contre une semaine dans les Centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG).

L’originalité de l’essai COMTEST, dont l’investigateur principal est le Pr
Yazdan Yazdanpanah du CH de Tourcoing (Nord), est qu’il s’adresse
exclusivement aux homosexuels masculins et que les tests seront
pratiqués par des volontaires de l’association et non par des
professionnels de santé. C’est donc une petite révolution qui se
prépare dans le domaine du dépistage, dont le dispositif, lancé en
1988, est jugé désuet et ne répond plus aux nouvelles évolutions de
l’épidémie.

D’autres initiatives vont être prises pour rendre le dépistage plus
accessible aux populations les plus vulnérables, en particulier les
migrants, les jeunes et les toxicomanes. Plusieurs pays européens, dont
le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse, ont déjà lancé des actions
communautaires de dépistage.

Cette nouvelle approche du dépistage répond aussi aux préoccupations
des experts réunis autour du Professeur Patrick Yéni, qui a publié en
août dernier le rapport sur l’infection par le VIH, dont un chapitre
portait sur le dépistage et les nouvelles stratégies de prévention (lire ici).

Christophe Martet

Photo ci-dessus: un kit de test rapide.