Les élections aux États-Unis sont des affaires complexes, puisque tout, ou presque, se décide en même temps. Les Américains ont donc choisi leur président et voté sur des référendums locaux. Ils ont aussi élu une partie de leurs représentants, aux niveaux national et local, leurs gouverneurs et même leurs shérifs. Parmi lesquels, un nombre record de candidats ouvertement gays, lesbiennes ou bisexuels.

La Chambre des représentants compte ainsi désormais trois élus
ouvertement homosexuels. Et tous démocrates. Barney Franck
(Massachusetts) et Tammy Baldwin (Wisconsin) ont été réélus sans
surprise. Jared Polis fait son entrée à la Chambre, où il représentera
le deuxième district du Colorado. Contrairement à ses deux illustres
prédécesseurs, il est le premier à être élu alors qu’il est déjà sorti
du placard. En revanche, Linda Ketner, qui se présentait dans le
premier district de Caroline du sud, a été battue.

Dans l’Oregon, Kate Brown, bisexuelle, accède au poste de secrétaire
d’État, le deuxième poste le plus élevé de cet État du Nord-Ouest des
États-Unis. Toujours dans l’Oregon, Portland deviendra en janvier
prochain la plus importante ville du pays dirigée par un maire
ouvertement gay. Sam Adams avait en effet été élu dès le premier tour,
en mai dernier.

Enfin, Lupe Valdez, qui avait déjà été la première femme, la première
lesbienne et la première latina à être candidate au poste de shérif du
comté de Dallas (Texas), a été réélue.

Tous étaient, et sont toujours, soutenus par The Gay & Lesbian
Victory Fund
, une organisation qui "identifie, forme et élit des
leaders LGBT à tous les niveaux électoraux, dans tous les coins de
l’Amérique". Depuis 1991, le nombre d’élus ouvertement homos, à quelque
niveau que ce soit, est passé de moins de 50 à plus de 400 aujourd’hui.
Pour les élections du 4 novembre, le Victory Fund soutenait 89
candidats.

Judith Silberfeld